Les abeilles victimes du frelon asiatique

Environnement: sept ruches de l'apiculteur ont été dévastées


Frédéric Dapot est désolé. « Je ne sais ce qu’il restera de mes ruches à la fin de l’hiver », déplore ce passionné des abeilles qui a appris à aimer ces travailleuses auprès de Laurent et Hélène Poloni à Montséret. Il n’est certes pas un apiculteur professionnel, mais il a ses propres ruches et est passionné par cette activité qui donne un excellent miel thézanais.
Une année difficile
Il a suffi d’un nid qu’il n’avait pas repéré à proximité des ruches et les essaims, en hibernation, ont été décimés en totalité par ce prédateur qui est un danger pour les abeilles et pour l’homme. Les abeilles en état de léthargie ont été tuées les unes après les autres dans leur ruche et autour. Les frelons aussi, il s’en est chargé lui-même avant de ramener les ruches dans son garage pour les nettoyer avant de les remettre en service dans un autre endroit en prenant soin de mettre des grilles antifrelons, même si cet insecte dévastateur « n’agit qu’autour de son nid », précise le jeune apiculteur.
« L’année 2019 a été difficile pour les apiculteurs », précise ce dernier. Une demande de calamité a été faite à cause de la canicule et des caprices de la météo de mai et juin qui ont désorienté les abeilles en pleine période de gestation. « Les saisons changent, les abeilles en subissent les conséquences », explique-t-il. Et cerise sur le pot de miel, le rucher de Frédéric a été attaqué par le varroa, un parasite qui se place dans les alvéoles et affaiblit les abeilles. Il y a remédié mais certaines y ont laissé leur vie.
Mais « happy-culteur » et optimiste, Frédéric le restera et rien ne pourra affaiblir sa passion pour les abeilles.

 Janvier 2020


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